
Pins wallon
"Wallon et fier
de l'être"
2cms x 2 cms avec
attache
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(Machine
translation.
The French text has priority).
Pines Walloon.
"Wallon et fier
de l'être"
2cms x 2 cms with fastener.
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(Automatische Vertaling.
De Franse tekst is prioritair)
Dennen Waals.
"Wallon et fier
de l'être"
2cms x 2 cms
met band.
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(Traduzione automatica.
Il testo francese è prioritario)
Pini vallone.
"Wallon et fier
de l'être"
2 cms x 2 cms con legame.
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(Maschinelle Übersetzung.
Der französische Text ist vorrangig)
Pinien wallonisch.
"Wallon et fier
de l'être"
2cms x 2 cms mit Befestigung.
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(Traducción
automática.
El texto francés es prioritario)
Pinos valón.
"Wallon et fier
de l'être"
2 cms x 2 cms con lazo.
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(Tradução
automática.
O texto francês é prioritário)
Pinhos
valóis.
"Wallon
et fier de l'être"
2
cms x 2 cms com laço.

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La
Wallonie
(4.000.000 h.).
-
Actuellement,
l'une des trois régions de Belgique.
-
La Belgique à l'époque préromaine et romaine,
comprenait des peuplades germaniques (au Nord) et
gauloises (au Sud).
-
Il
existait une frontière linguistique, soit
approximativement celle existant actuellement bien que
située un peu plus au sud.
-
Les
Belges n'étaient pas un peuple mais plutôt une
association de peuplades.
-
La province belge, au temps des Romains, comprenait
les villes suivantes : Reims, Senlis, Soissons,
Beauvais, Amiens, Saint-Quentin,
Arras, Bavay, Toul, Trèves, Metz et Tongres. La
capitale en a été Reims et ensuite Trèves. De
nombreuses routes,
construites par les Romains, existent encore de nos
jours et sont généralement appelées "Chaussée
Romaine". Sous ces
routes, ont peut retrouver les fondations romaines.
-
Dans les années 1600 la Wallonie était le pays le
plus industrialisé d'Europe.
-
La Principauté de Liège s'étendait jusqu'en
France. C'est ainsi que très récemment encore (dans
les années 1980), un panneau,
à l'entrée de la localité de Vireux en France,
rappelait que Liège avait fait don de cette localité
à la France.
-
Ex-département français sous Napoléon.
-
En 1900, la petite Belgique, dont la locomotive
était la Wallonie, était la 3ième puissance
économique mondiale.
-
Les guerres mondiales de 1914 et de 1940 ont
commencé par l'invasion de la province de Liège et
celle de 1940, par la prise du fort d'Eben-Emael.
-
Berceau de l'industrie métallurgique et
sidérurgique (COCKERILL, PHENIX-WORKS, USINES A TUBES
DE LA MEUSE, ARCELOR
MITALS). Elle a notamment exporté son savoir-faire en
Suède.
-
Berceau de l'industrie lainière (Verviers).
-
Berceau de l'industrie du cristal (le
Val-Saint-Lambert).
-
Berceau de l'industrie des armes (la FN, Fabrique
Nationale d'Armes de Guerre > reprise de Browning)
de Herstal.
-
Berceau de l'industrie charbonnière.
-
Berceau de l'industrie automobile (la FN, SAROLEA,
GILLET ...).
-
Berceau de l'Europe, dans le cadre de la Belgique et
du BENELUX.
-
Jouxtant la France, l'Allemagne et l'Angleterre. A
deux pas de
Bruxelles, Paris, Londres, Cologne, Luxembourg,
Maastricht ...
-
Un pays d'apparitions mariales : Beauraing en 1932
et Banneux en 1933.
-
Un pays de luttes et de conquêtes ouvrières. C'est
notamment à Herstal qu'eut lieu la première grève
féminine
pour l'obtention de l'égalité des salaires entre les
hommes et les femmes. Cette grève a été précédée
d'une multitude d'autres qui ont donné accès à une des
législations sociales les meilleures au monde.
QUELQUES
PERSONNAGES
-
ADAMO Salvatore.
Chanteur de réputation mondiale.
-
BORDET Jules. Immunologiste et
biologiste.
-
BOVY
Berthe, entrée en 1906 à la Comédie française.
-
CASTERMAN
éditions > Tintin, Alix, Le chat ...
-
CHARLEMAGNE qui serait né à HERSTAL.
-
CONSTANT LE MARIN plusieurs fois
champion du monde de lutte
-
DARCY Steve : un joueur de tennis qui
monte.
-
DARDENNE (les
frères). Cinéastes. (Plusieurs palmes d'or à
Cannes).
-
DE
FRANCE Cécile (actrice)
-
DEJENEFFE MICHEL, ventiloque
liégeois eut beaucoup de succès avec sa
marionnette TATAYET
-
DELCOUR : sculpteur.
-
DELVAUX Paul. Peintre.
-
DEMOLDER Eugène. Peintre et
écrivain.
-
DE MÉRICOURT Théroigne est, le 5
octobre 1789, à la tête des femmes qui se
dirigent vers Versailles. Elle présenta les
revendications du peuple, à
Marie-Antoinette et la dévisagera avec mépris.
-
DEVOS Raymond. Humoriste. Né à
Mouscron. 09/11/1922 - 15/06/2006
-
DRAGONE Franco. Concepteur de spectacles (Céline
Dion etc ...).
-
DUPUIS éditions > SPIROU ...
-
EMPAIN
Edouard, créateur du métro de Paris, des
tramways du Caire ...
-
FOURNIER
François-Joseph. Un héro des temps modernes.
(propriétaire de l'île de Porquerolle)
-
FRANCK César. Musicien et compositeur.
-
Frédéric FRANÇOIS,
italo-liégeois, chanteur (+ de 85 disques d'or et
+ de 15 vidéos/DVD d'or)
-
GILBERT Philippe : vainqueur pour la deuxième fois,
en cyclisme, du circuit HET VOLK. Vainqueur de
Paris-Tour 2008.
-
GODEFROID de BOUILLON l'un des chefs de la première
croisade.
-
GOURMET Olivier. Acteur.
-
GRAMME Zénobe : inventeur de la dynamo
industrielle.
-
GREISCH René Bureau d'étude
liégeois. Technique du poussage du tablier du
viaduc de Millau en France
-
GRETRY : compositeur.
-
GREVISSE Marcel. Grammairien.
-
HENIN Justine :
ex. n° 1 du tennis féminin.
-
HERGÉ : créateur de TINTIN
(Bruxellois francophone) (1907-1983)
-
HUSTIN Albert inventeur de la
méthode de conservation du sang.
-
ICKX Jacquy. Coureur automobile. Plusieurs fois
vainqueur des 24 heures du Mans et en formule 1.
-
JASPAR Bobby. Musicien de jazz.
-
JENATZY qui franchi le premier les 100 kms/heure au
volant de sa voiture électrique "LA JAMAIS
CONTENTE"
-
KIM Sandra (CALDARONE)
italo-liégeoise, remporte l'EUROVISION en 1986.
-
LAMBOT Firmin, vainqueur du tour
de France 1921
-
LEMAITRE Georges. Astrophysicien.
(théorie du bing-bang)
-
MAGRITTE : peintre.
-
MAURANNE. Chanteuse.
-
MERCKX
Eddy. Considéré comme le plus grand coureur
cycliste ayant existé.
-
MINUIT
Pierre, racheta l'île de Manhattan aux indiens et
créa la ville qui deviendra New-York. Originaire du
Brabant wallon, il
donna à cette ville le nom de "Nouvelle
Belgique" ainsi que l'atteste le tout premier
sceau de la ville, le "sigillum Novi Belgii"
.
Cette appellation fut sans doute la toute première
de la ville. Une stèle, sur l'île de Manhattan
rappelle ce fait. C'est à
tort que l'on attribue à Peter Stuyvesant le rôle de
fondateur de cette ville.
-
NICOLET Marcel. Astrophysicien.
-
PELZER Jacques. Musicien de jazz mondialement connu.
-
PLISNIER Charles remporte le prix
Goncourt (1937)
-
RAPSAT Pierre. Chanteur.
-
REIFF Gaston, médaille d'or d'athlétisme
-
REINHARD
Django. Guitariste. Né en Belgique.
-
ROGGE Jacques. Président du Comité olympique
international.
-
ROPS Félicien. Peintre et graveur.
-
SAIVES Jean-Michel : ex. n° 1 du tennis de table.
-
SANDRA KIM chanteuse italo-belge,
lauréate du concours EUROVISION en 1986.
-
SAX Adolphe : inventeur du saxophone.
-
SCIEUR Léon, vainqueur du tour de
France 1922
-
SIMENON
Georges, né à Liège et considéré comme l'un des
écrivains "américains" les plus
prolifiques du XXme S.
-
SOLVAY Ernest, capitaine
d'industrie.
-
SPAAK Henri. Premier président de l'assemblée des
Nations Unies. Un des pères fondateurs de l'Europe.
-
STEEMAN Stanislas, remporte en
1931 le grand prix du roman d'aventure à Paris
-
SUALEM
Rennequin. Constructeur de la machine de Marly,
sous Louis XIV, machine qui approvisionne en eaux le
château de Versailles.
-
URBAN
TRAD. Groupe musical. (Second à l'EUROVISION en 2003).
-
VANDAMME Jean-Claude. Acteur.
-
YSAIE Eugène. Musicien et compositeur.
SES
VILLES, SITES ET LOCALITÉS
-
BANNEUX. Lieu d'apparitions
mariales.
-
BASTOGNE : la bataille des Ardennes et le monument
qui la commémore : le Mardasson.
-
BEAURAING Lieu d'apparitions
mariales. (A noter que Lourdes se trouve au milieu
d'une ligne droite reliant Beauraing à Fatima).
-
BINCHE,
MALMEDY, STAVELOT + de nombreuses localités et leurs
carnavals ancestraux
-
BOUILLON et le château de Godefroid de Bouillon.
-
DINANT dont le plus illustre citoyen fut Adolphe
SAX. Son pont fut défendu par le colonel Charles DE GAULLE en
1940 et sa population
fut massacrée par les Allemands lors de la guerre
1914/1918.
-
EBEN-EMAEL et son fort qui a subi la première
attaque allemande de la guerre 1940/1945.
-
FRANCORCHAMPS
avec son circuit considéré comme l'un des plus beaux
sinon le plus beau au monde;
-
LE GRAND HORNU. Ancien complexe
industriel minier, témoin de la révolution
industrielle (Mons)
-
LIEGE (plus que millénaire,
le
visiteur peut retrouver, sous la place St Lambert, des
vestiges préhistoriques, romains, gallo-romains,
moyenâgeux;
-
MEUSE (la) et son écrin de 80 châteaux.
-
NAMUR et sa citadelle construite par VAUBAN.
-
TOURNAI qui faillit être capitale de la France, si
Clovis n'avait pas choisi PARIS à sa place.
-
VISÉ où l'on trouve la châsse de St Hadelin
considérée sinon comme la plus ancienne, tout au
moins comme l'une des plus anciennes
au monde.
QUELQUES
AUTRES INCIDENCES SUR LE MONDE
-
Les Wallons se sont aussi beaucoup impliqué dans la
gestion du CONGO BELGE.
-
Une colonie wallonne vit à la Nouvelle Orléans où
elle continue à parler le wallon.
-
C'est un Wallon qui racheta Manhattan aux indiens.
Une statue sur cette île commémore l'événement.
C'est à tort qu'on
attribue la création de New-York (New Holland) aux
Hollandais et plus spécialement à Peter Stuyvesant.
SITUATION
CONTEMPORAINE DE LA WALLONIE
Les 50 dernières années ont vu le déclin de la
Wallonie par suite de la perte de ses charbonnages, de
son industrie lainière et de son industrie
métallurgique. Les nouveaux riches que sont les
Flamands et les Hollandais nous regardent actuellement
de haut et nous chargent de tous les maux du monde.
Nous "serions" des fainéants et nos villes
sont sales. Ils oublient que nous avons subi de
plein fouet les deux guerres mondiales et la perte de
nos industries. Ils n'ont aucune idée également de
ce que fut l'industrie dans le passé. Ils ne sont
jamais passés dans un charbonnage ou un laminoir à
chaud. Si cela avait été le cas, ils seraient beaucoup
plus respectueux à notre égard. C'est facile de
taper sur le dos d'un moribond. La rentabilité à
outrance et l'exploitation de la classe ouvrière.
Celle-ci a dû vivre dans une situation de pauvreté
et de crasse indescriptible. Notre passé nous est un
garant pour l'avenir. La plupart des Wallons n'ont
rien à envier ni à la Flandre ni à la Hollande en
ce qui concerne la capacité de travail. Une partie de
la population est évidemment marginalisée. Mais
revenez nous voir dans une dizaine d'années. On en
reparlera. Tous les indicateurs, au rouge depuis 50
ans, passent au vert. De grands groupes ne s'y sont
pas trompés et notamment GOOGLE qui vient s'installer
chez nous. En discussion actuellement :
l'installation de MICROSOFT (2007).
QUAND
LA WALLONIE ÉTAIT UNE TERRE PROMISE (Pascal Verbeken)
(Le Vif/L'express du 29 janvier 2010, pages 48 et 49)
- On a du mal à s'imagin er.
A l'aube du XXe siècle, la Belgique est la 3ième
puissance économique mondiale. Le pays doit son
rang à la florissante industrie wallonne du
charbon, du verre et de l'acier. Le sillon
Haine-Sambre-Meuse-Vesdre se développe à toute
vitesse. La Louvière et Courcelles sont des
villes-champignons grouillantes, qui sortent de
terre en quelques années. La Wallonie ressemble à
une sorte de Far West, où le charbon remplace le
pétrole. Une terre promise, où rien ne semble
capable d'enrayer le progrès social et les
avancées technologiques.
- A quelques dizaines de kilomètres de Liège ou
Charleroi s'étale une Flandre paysanne, misérable.
Où les hommes, les femmes et les enfants crèvent
de faim. Pour beaucoup, le seul espoir d'une vie
plus digne réside dans l'émigration, le plus
souvent vers la riche Wallonie. Des pans entiers du
territoire flamand se dépeuplent. Rillaar, près
d'Aarschot, devient "Het dorp der
blinden", le village des volets : à la
belle saison, la quasi-totalité des habitants s'en
va travailler dans les champs wallons et les volets
des maisons restent clos. Le village ne reprend vie
qu'en hiver. En d'autres lieux, les gens partent
définitivement. Au total, 500.000 Flamands auraient
abandonné leur maison pour s'établir en Wallonie.
UNE HISTOIRE OUBLIÉE
- C'est cette histoire oubliée que ressuscite La terre
promise, un livre émouvant du journaliste gantois Pascal Verbeken, à
partir duquel le sénateur Luckas Vander Taelen (Groen) a réalisé un
documentaire, qui sera prochainement diffusé sur la RTBF. Jusqu'ici,
curieusement, l'exode massif des ouvriers flamands n'avait pas intéressé grand
monde. Aucune étude globale n'existe sur le sujet. Tout indique que cette
histoire est devenue gênante, tant pour les Flamands que pour les Wallons. La
Flandre préfère tourner le dos à son passé : l'émigration forcée de
milliers de pauvres hères contredit le marketing triomphaliste d'une région
pour qui seule compte désormais la prospérité. La Wallonie, elle, n'aime pas
se souvenir de la part de Flandre qui vit en elle. Elle préfère mettre en
avant sa tolérance; elle insiste sur l'inexistence de l'extrême droite locale,
oubliant que les ouvriers flamands ont été la cible des moqueries, et que leur
intégration n'a rien eu d'une partie de plaisir.
- "Mes grands-parents provenaient des environs de Grammont, raconte Pascal
Verbeken. Ils ont quitté leur terre natale pour trouver du travail dans les
faubourgs industriels de Gand. Mais la plupart des autres habitants de la
région sont parties pour La Louvière. J'aurais pu être un Wallon, au
fond." Avec sa moto, il a traversé le Brabant wallon pour arriver à
Charleroi, puis à Châtelet, Farciennes, Auvelais, La Louvière, Morlanwelz,
Cuesmes, Quaregnon, Seraing, Flémalle ... Partout, il chercher les derniers
témoins directs des vagues d'immigration flamande, scrute les vestiges que
celle-ci a laissés en Wallonie. En contrepoint, Pascal Verbeken se réfère
abondamment à Auguste De Winne, qui a effectué le même reportage que lui, un
siècle plus tôt, mais en sens inverse. D'abord publié en feuilleton dans le
journal Le Peuple, puis paru sous forme de livre en 1902, A
travers les Flandres est le récit d'un voyage désespérant : lui-même
fils d'un Flamand de Ninove forcé d'émigrer à Bruxelles, Auguste De Winne qui
sera après la première guerre mondiale l'une des grandes figures du
socialismes belge, y décrit avec effroi une Flandre qui agonise. Une sorte
d'Irlande sur le continent.
- L'émigration flamande vers les bassins industriels wallons durera jusqu'au
début des années 1950. (Note de J.R. "Je me souviens, même plus tard,
càd fin des années 1950, la longue procession des autobus, qui, vers 5 heures
du matin, descendait de Flandre pour amener son lot de travailleurs vers
l'industrie liégeoise".) Ensuite, tout change. Les multinationales
s'installent en Flandre, tandis qu'au même moment le déclin de la Wallonie
s'accélère. En 1967, la Constitution belge est - enfin - officiellement
traduite en néerlandais. La même année, pour la première fois, le produit
intérieur brut de la Flandre dépasse celui de la Wallonie. La Terre
promise est aussi un livre sur la roue qui tourne.
IRONIE DE L'HISTOIRE
- Récit écrit à hauteur d'homme, à la fois road-movie à la
Kerouac, investigation journalistique, monologue intérieur, réflexion sur la
justice et la solidarité, La Terre promise est un objet
littéraire hybride. Si on devait le rapprocher d'un livre récent, on penserait
à Gomorra, plongée dans la Mafia napolitaine décrite par le
journaliste italien Roberto Saviano. Comme dans Gomorra, on est frappé
par le jusqu'au-boutisme de la démarche. Pascal Verbeken veut voir, veut
savoir, il ne lâche rien. Les deux livres trouvent des échos inattendus. Comme
lorsque Pascal Verbeken constate, à son arrivée dans le Borinage, "une
napolisation évidente" : "Ici aussi, la xénophobie menace".
UNE HISTOIRE GÊNANTE POUR LES FLAMANDS
- Très politique, pour qui lit entre les lignes, Pascal
Verbeken fait preuve du même mordant à l'égard d'une Flandre repliée sur
elle-même qu'envers une Wallonie incapable de vaincre ses vieux démons,
clientélisme et autres. Il évoque le parcours de Jean-Claude Van Cauwenberghe,
ex-ministre-président wallon, arrière-petit-fils d'un mineur flamand. Il
rencontre longuement Gaston Onkelinx : le père de Laurette, ancien bourgmestre
de Seraing, a quitté son Limbourg natal pour s'installer à Ougrée en 1953. Sa
famille tenait un café en face des usines Cockerill. "C'est
inimaginable mais, il y a cinquante ans, Seraing était riche", se
souvient Gaston Onkelinx, dépité. La mélancolie est omniprésente dans La
Terre promise. A tel point qu'on ne peut s'empêcher de juger partielle,
"exotisante", voire un tantinet misérabiliste, la description de la
Wallonie de Pascal Verbeken. "Je peins la réalité, mais toujours avec
respect se défend Pascal Verbeken. Il n'y a pas un chômeur, pas un marginal,
dans ce livre ! Mais les quartiers où ces 500.000 Flamands se sont installés,
ce sont aujourd'hui les plus misérables et les plus déshérités de Wallonie.
C'est ça, la grande ironie de cette histoire !" Le documentaire tiré
de La Terre promise montre les images d'une action choc de la N-VA en
2005 : histoire de dénoncer les transferts Nord-Sud, des camions avaient
déversé des liasses de faux billets au pied des ascenseurs de Strépy-Thieu.
Quelle ironie, là aussi, de voir les militants nationalistes agiter leurs
drapeaux jaune et noir, au beau milieu de cette région du Centre où tant de
Flamands sont venus chercher une vie meilleure.
- Enfin, La Terre promise ébauche une réflexion originale sur
l'identité belge. Pascal Verbeken confie qu'il a parfois été heurté, au
cours de ses pérégrinations wallonnes, par la pauvreté qui sévit dans
certains anciens bastions industriels, mais qu'il ne s'y est jamais senti
dépaysé. "Je crois qu'il existe quelque chose comme un décor belge :
les maisons en briques rouges, les murs en béton, les petits jardins familiaux.
On ne retrouve ça ni en Allemagne, ni aux Pays-Bas, ni en France, sauf autour
de Lille. Quand je suis arrivé à Marcinelle, je me suis dit : tiens, ça
ressemble à Ledeberg, un quartier populaire de Gand. Les médias pointent
toujours les différences entre la Flandre et la Wallonie. Mais les
correspondances existent aussi! Nous avons un passé commun, notamment en raison
de toute cette histoire de migration." (François Brabant).
(Note R.J. : à ne pas confondre : les Wallons ne sont pas la
Wallonie et les Flamands ne sont pas la Flandre. C'est ainsi que, jusque dans
les années 1950, les Wallons étaient pour leur grande majorité de
"pauvres gens". Dans la campagne wallonne, il n'y avait ni eau
courante, ni électricité, ni raccordement à l'égout. Les Wallons n'avaient
recours au médecin qu'en toute dernière extrémité. Jusque 1936 il n'y avait
aucune sécurité sociale et celle-ci ne s'est finalement imposée qu'à partir
de 1945. Les ouvriers étaient à la merci des patrons, qui, pour un oui ou pour
un non, pouvaient les licencier sur le champ dans devoir justifier de quelque
motif que ce soit. Les ouvriers wallons comme les ouvriers flamands
"crevaient" dans les industries. Le travail, notamment dans les
charbonnages et dans l'industrie métallurgique relevait plutôt de prestations
en enfer que dans une entreprise comme celles que nous connaissons aujourd'hui.
Il faut donc tempérer tous les textes qui sont en rapport avec des pays et des
régions. On devrait plutôt parler de capitalisme wallon et de capitalisme
flamand, au lieu de la Wallonie et de la Flandre. ET, supervisant le tout, les
différents pouvoirs en place et notamment le pouvoir politique. Pouvoir
politique issu des classes dirigeantes et possédantes autrement dit du
capitalisme. En fait, dans une Wallonie "riche", la grande majorité
de la population "crevait" à côté d'immigrés flamands, pour la
plus grande satisfaction du capitalisme belge. Les Flamands et les Wallons ont
finalement ceci en commun, qu'ils ont été exploités par le capitalisme
belge. Cette immigration flamande s'est poursuivie par celles des Italiens,
des Turcs, des Marocains etc ... jusqu'à la dégingrolade de ces industries.)
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